Comment ça marche
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L'ODYSSEE D'UN CONCEPT:

LA 3e DIMENSION

Comment ça marche ?

 

Tout le monde à un jour remarqué que les yeux d'une personne regardant un objet proche aura tendance à croiser ses yeux l'un vers l'autre. À l'autre opposé, une personne fixant une distance supérieure à quelques centaines de pieds aura ses deux yeux parfaitement centrés. C'est ce qu'on appel l'angle de convergence. On peut illustrer ce concept comme suit:

Figure 2

La figure ci-haut illustre deux cas différents de convergence. Lorsque l'observateur fixe son regard sur le plan A, ses yeux adopteront un angle de convergence thêta 1. Par contre, lorsque le plan B est fixé, l'angle de convergence sera plus prononcé, soit thêta 2. Le cerveau ce sert principalement de cette information de convergence pour effectuer son analyse stéréoscopique. Il obtient l'information de l'angle thêta par le biais des influx nerveux provenant des nerfs dans les tissus musculaires ayant pour rôle d'orienter l'oeil dans la direction voulue.

 

Cette information est utilisée à plusieurs fins. Elle sert en premier lieu à dicter au cerveau quel est l'ajustement relatif de position entre les deux images lui étant fournis. Oui, car la simple observation de deux images l'une à côté de l'autre ne permet pas de rapidement repérer les points communs de ces deux images. En fait, comme nous le verrons plus tard, c'est souvent exactement le contraire qui est mis en application dans la plupart des casques de réalité virtuelle. En effet, dans tout casque HMD, la paire d'images est présentée à une distance fixe appelée plan image. Or, cette distance n'aura pas nécessairement de lien avec la distance où doit être vu l'objet selon la corrélation stéréoscopique.

 

En second lieu, l'angle de convergence de l'oeil permet au cerveau de déterminer quel doit être l'accommodation des yeux. L'accommodation représente l'action de changer la distance focale de l'oeil en modifiant la tension musculaire appliquée sur le cristallin. Ce dernier étant une lentille constituée de tissus biologiques étant relativement déformable. Donc, l'accommodation consiste à modifier la courbure du cristallin.

 

Pour être en mesure de recréer la vision binoculaire (stéréoscopique) par des moyens artificiels, il est nécessaire de toujours garder les observations précédentes à l'esprit. Comment peut-on générer deux images qui auront une apparence volumique? La réponse réside en partie dans la figure 2. Soit une scène réelle. Par exemple, une boite se situant à deux mètres d'un observateur. Le plan image où seront situés les deux images stéréoscopiques est à 1 mètre de l'observateur. Quelle sera l'apparence des deux images recréant la scène et quelle doit être la séparation entre les deux en millimètres?

 

Premièrement, il doit y avoir une rotation entre les deux images. Cette rotation dépend évidemment de la distance inter-pupille (anglais: IPD ) de l'observateur et la distance entre celui-ci et l'objet. Deuxièmement, les deux images doivent être placées de façon à suivre le chemin de vision de chaque oeil. Donc, plus le plan image est proche de l'observateur, plus la séparation tend vers approximativement 69 mm. Pour ajuster la séparation, peu importe le point de référence sur l'image, du moment que le point correspondant est utilisé sur l'autre image. Ici, le centre du cube est utilisé arbitrairement.

Figure 3

 

Calculs:

thêta = tan -1 (0.0345 mètre/2 mètres) = 0.988 degrés

 

angle entre les deux images = 2 x 0.988 degrés = 1.98 degrés

 

dx = tan (0.988 degrés) x 1 mètre = 17.2 millimètres

séparation = 2 * dx = 34.5 mm (note: la séparation est toujours comprise entre 0 et la distance inter-pupille, environ 69 mm pour la plupart des gens)

Il est à noter que la représentation oeil gauche/droit en bas de la figure 3 ne représente pas les valeurs numériques ci-haut calculées. Elle ne sert qu'à donner une idée de l'apparence visuelle perçue.